

Nommé dans les catégories Best Acting Duo et Best Super Short Film lors de l’édition de juillet 2026 du World Film Festival in Cannes, The Talk est un court métrage comique américain réalisé par Iman Nazemzadeh. Écrit par Jonathon Jones, qui y partage l’affiche avec John Cutolo, il met en scène un porche, un visiteur inattendu et un père qui ignore tout de ce qui l’attend. Rencontre avec son scénariste et acteur.
Jonathon Jones, nous vous souhaitons la plus chaleureuse bienvenue aux interviews du World Film Festival in Cannes ! Nous sommes ravis de nous entretenir avec vous ! Félicitations pour les nominations de The Talk dans les catégories Best Acting Duo et Best Super Short Film ! Souhaitez-vous adresser un message particulier à votre public en France et en Europe ?
C’est un véritable honneur que The Talk soit reconnu par un public international, en particulier en France et à travers l’Europe. Le cinéma a cette capacité incroyable de transcender les langues, les cultures et les frontières, et je pense que la comédie est l’une des manières les plus universelles de créer du lien entre nous.
Bien que The Talk s’enracine dans une expérience très personnelle, ses thèmes – la famille, l’acceptation, l’amour et cette affaire parfois délicieusement inconfortable qu’est le fait d’être humain – sont universels. J’espère que le public appréciera l’humour, se reconnaîtra un peu dans les personnages et repartira peut-être avec le sourire et matière à réflexion. Merci d’accueillir notre petit film !

« Un porche. Un visiteur inattendu. Un père qui ignore tout de ce qui l’attend. The Talk est une comédie pleine de cœur qui joue sur le malaise autour de la conversation que personne n’est prêt à avoir. » Les personnages sont remarquablement bien pensés. Le film offre une incroyable peinture sur le vif de la gêne sociale d’aujourd’hui. En tant que scénariste, comment avez-vous développé ces personnages et la conversation au cœur du film ?
L’idée est vraiment née d’une situation très réelle, très personnelle, à partir de laquelle je me suis demandé : « Que se passerait-il si toutes les suppositions que font les gens venaient s’entrechoquer au cours d’une seule conversation ? »
Je m’intéressais tout particulièrement à la relation entre un père et son enfant, et à la façon dont ce que nous communiquons est façonné bien plus par ce que nous supposons que par ce que nous savons réellement. Le père de The Talk aborde cette rencontre avec une attente très précise, et l’humour naît du spectacle de cette attente qui se défait en temps réel.
Je voulais que les personnages paraissent authentiques, plutôt que caricaturaux. Nous avons tous vécu ces moments où l’on ne sait pas très bien quoi dire, où l’on essaie de se sortir d’une situation embarrassante, ou encore où une conversation prend une tournure totalement inattendue. Ce sont souvent ces moments-là qui en disent le plus sur nous.
Au fond, le film ne parle pas vraiment d’une annonce en particulier. Il parle de l’écart entre ce que nous attendons des personnes que nous aimons et ce qu’elles sont réellement. Et, bien sûr, il y a quelque chose de merveilleusement drôle à regarder quelqu’un tenter de naviguer dans cet espace sans le moindre script !

Si vous aviez une baguette magique, que feriez-vous apparaître dans le cinéma et dans la société d’aujourd’hui ?
Je ferais apparaître un peu plus d’empathie, dans l’un comme dans l’autre.
Au cinéma, j’aimerais que davantage de place soit accordée aux histoires qui bousculent les attentes, célèbrent l’individualité et font entendre des points de vue qui n’ont pas toujours été représentés. Je crois que certaines des histoires les plus captivantes viennent de personnes dont les expériences s’écartent de ce que la société considère comme conventionnel.
Dans la société, je souhaiterais un monde où l’on aborde les différences avec curiosité plutôt qu’avec jugement. Où l’on écouterait avant de réagir et où l’on chercherait à comprendre avant de présumer.
Et si ma baguette magique avait un peu de puissance en réserve, j’effacerais peut-être la peur des conversations difficiles. Nous découvririons sans doute que les choses qui nous inquiètent tant sont bien moins effrayantes dès lors que nous en parlons vraiment.
Comment avez-vous donné vie à ce projet cinématographique en tant que scénariste et acteur du film ? Quelles leçons tirez-vous de cette expérience ?
Donner vie à The Talk a été une expérience extrêmement gratifiante, car j’ai pu m’investir dans l’histoire depuis sa toute première conception jusqu’à son interprétation à l’écran.
Écrire est une expérience ; voir des acteurs, un réalisateur et toute une équipe de production insuffler la vie à ces mots en est une tout autre. En tant que scénariste et acteur du film, j’ai dû apprendre à discerner quand rester fidèle à ma vision initiale et quand faire confiance au processus créatif pour laisser l’histoire évoluer.
L’un de mes principaux enseignements est que faire un film est un exercice de collaboration, de vulnérabilité et de confiance. On peut écrire l’histoire, mais il faut, en fin de compte, laisser d’autres personnes aider à la raconter.
J’ai aussi appris qu’il n’est pas nécessaire de disposer d’une production gigantesque ni d’un budget colossal pour raconter une histoire qui trouve un écho. Parfois, il suffit d’une idée captivante, de quelques merveilleux collaborateurs et du courage de livrer au monde quelque chose de personnel.

Quelles sont vos inspirations cinématographiques ? Nous avons dans l’idée que vous appréciez les ressources comiques d’une rencontre inattendue et des malentendus qui s’ensuivent !
Vous avez bien deviné ! J’aime la comédie qui naît du comportement humain, des rencontres inattendues, des malentendus et de la façon merveilleusement imprévisible dont les gens interagissent.
J’aime les histoires où l’humour ne vient pas nécessairement de quelqu’un qui raconte une blague, mais des circonstances elles-mêmes. Parfois, une expression du visage, un silence gêné ou quelqu’un qui tente désespérément de rattraper ce qu’il vient de dire peut être plus drôle que n’importe quelle chute.
La comédie de personnages qui repose sur un socle émotionnel m’attire tout particulièrement. Je veux que le public rie, mais aussi qu’il s’attache aux personnes qu’il regarde.
Je m’inspire de cinéastes et d’interprètes qui comprennent que comédie et vulnérabilité peuvent coexister. Certaines des meilleures comédies nous permettent de rire de nous-mêmes tout en reconnaissant quelque chose de profondément humain chez les personnages.
C’est assurément l’univers que j’aime explorer en tant que scénariste et acteur.

Une question, à présent, sur votre biographie. Parallèlement à l’écriture et au jeu d’acteur, vous travaillez dans le développement des compétences et de l’emploi, en nouant des partenariats et en mettant les personnes en relation avec des possibilités de formation et d’évolution professionnelle. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette activité et sur son influence éventuelle sur votre approche de la narration et du lien humain ?
Absolument. En dehors du cinéma, je travaille dans le développement des compétences et de l’emploi, plus précisément à bâtir des partenariats entre des établissements d’enseignement et des organismes de santé. Une grande partie de mon travail consiste à mettre les personnes en relation avec des opportunités de formation, de progression professionnelle et d’évolution de carrière.
C’est un travail extrêmement porteur de sens, car l’éducation peut changer fondamentalement la trajectoire d’une vie. J’ai la chance de travailler avec des organisations et des personnes engagées à aider les autres à grandir, à surmonter des obstacles et à se créer des opportunités qu’elles n’auraient peut-être pas eues autrement.
Il y a d’ailleurs, je crois, beaucoup de points communs entre ce travail et la narration. L’un comme l’autre exigent d’écouter, de comprendre des points de vue différents, de tisser des relations et de reconnaître que chacun a une histoire qui l’a mené là où il est.
Travailler dans les partenariats m’a appris que l’on est rarement défini par une seule chose. Chacun a ses expériences, ses défis, ses ambitions et ses motivations. Cette compréhension influence naturellement ma façon d’aborder les personnages.
Que je discute, face à un dirigeant du secteur de la santé, de développement des compétences et de l’emploi ou que j’écrive une scène entre un père et la personne avec laquelle son fils a rendez-vous, ce qui m’intéresse au fond, c’est le lien humain. Qu’est-ce qui motive les gens ? De quoi ont-ils peur ? Que comprennent-ils mal les uns des autres ? Et que se passe-t-il quand ils finissent par communiquer ?
Je pense que ma vie professionnelle m’offre une perspective précieuse sur l’expérience humaine, et que ma vie créative me permet de l’explorer sous un autre angle.

Souhaitez-vous présenter à notre public vos projets à venir ?
Avec plaisir ! Je continue de développer des projets en tant que scénariste et acteur, avec un intérêt particulier pour la comédie de personnages, les histoires LGBTQ+ et les récits qui explorent les relations, l’identité et la nature merveilleusement compliquée de l’être humain.
The Talk a été un premier pas passionnant pour porter mes propres histoires à l’écran, et la reconnaissance qu’il reçoit m’encourage à continuer de créer et à saisir de nouvelles opportunités au cinéma et à la télévision.
Je m’intéresse tout particulièrement aux projets qui allient humour et cœur. J’adore faire rire, mais je veux aussi raconter des histoires qui font éprouver quelque chose au public.
En fin de compte, j’aimerais que The Talk soit le début d’un parcours créatif bien plus vaste. J’ai encore beaucoup d’histoires à raconter, et j’espère que le public en France, en Europe et dans le monde entier aura l’occasion de les découvrir !
BIO
Biographie de Jonathon Jones
Auteur, acteur et cinéaste à Los Angeles, Jonathon Taylor Jones explore dans son travail le lien humain, l’identité, les relations et les expériences souvent complexes qui nous façonnent. Auteur et conteur dans l’âme, Jonathon a créé et écrit le court métrage The Talk et y tient également l’un des rôles principaux, apportant une perspective personnelle et humoristique à une histoire de communication, de vulnérabilité et de moments inattendus qui peuvent surgir entre les êtres. Le film reflète son goût pour la recherche d’humour et d’humanité dans les expériences du quotidien. En dehors du cinéma et du jeu d’acteur, Jonathon travaille dans le développement des compétences et de l’emploi, en nouant des partenariats et en créant des possibilités d’accès à la formation et d’évolution professionnelle. Jonathon continue de se consacrer au jeu d’acteur, à l’écriture et au cinéma à Los Angeles, avec un intérêt particulier pour les histoires authentiques, chargées d’émotion et ancrées dans l’expérience humaine.

Liens officiels
Instagram : @jonathontaylorjones
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